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Une stagiaire Bretonne en maternelle

Depuis quelques années, notre école accueille en 2e maternelle une stagiaire Erasmus venant de Bretagne. Cette année, Orlane a posé ses valises dans la classe de M. Antoine durant 3 semaines.

Avant de nous quitter, Orlane nous a fait découvrir sa région en apprenant aux enfants quelques mots de vocabulaire avant de préparer (et de déguster) un far breton !

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Le Courrier de Mouscron a d’ailleurs écrit un article sur le sujet dans son édition du 27 novembre :

Les voyages forment la jeunesse… Même à Mouscron ! En effet, depuis début octobre, près d’une vingtaine de stagiaires est venue du lycée technique professionnel Saint Yves dans le centre de la Bretagne (à Gourin) pour effectuer des stages au sein de structures mouscronnoises dans le cadre de leur bac « Service à la personne ». La majorité est repartie le week-end dernier. Seules quatre – Orlane, Coline, Méghan et Lolita – sont restées afin de prolonger leur formation jusqu’à ce vendredi soir dans les maisons de repos Les Glycines et les Orchidées ainsi que dans le fondamental, au Champ d’Oiseaux.
Mouscron ? Professionnalisme, rigueur et disponibilité !
Cela fait près d’une quinzaine d’années que l’établissement breton envoie ses jeunes à Mouscron comme l’explique le coordinateur des projets Erasmus + pour la Belgique (l’établissement envoie aussi ses jeunes en Irlande et en Roumanie), Guillaume Couvreur : « Nous sommes venus dans le cadre d’une visite et avons rencontré M. Debrabandere à Saint-Henri. Il nous a alors parlé de possibilités de stages. Nos partenaires historiques sont Les Glycines, la Centrale de Services à Domicile ainsi que le Sacré-Cœur et les Frères Maristes. Progressivement, notre réseau s’est développé… »
Aujourd’hui, ces Bretons disposent d’une liste d’une douzaine de lieux dans notre entité où ils sont les bienvenus. « Nous logeons depuis le début à La Prairie : si cette possibilité d’hébergement collectif n’existait pas, ce projet ne serait pas possible » insiste encore notre interlocuteur tout en précisant que les quatre demoiselles encore là chez nous, cette semaine, ont été logées à la Rénovation urbaine, par facilité pour tout le monde. « On remercie d’ailleurs la mairie de Mouscron et ses différents services.
Les Mouscronnois nous demandent d’ailleurs toujours pourquoi on vient toujours chez eux. La réponse est simple : c’est hyperfacile de travailler avec tous nos interlocuteurs mouscronnois. C’est d’ailleurs une différence avec la France : ici, tout est toujours cadré. Qu’on s’adresse à une petite structure comme à une grosse boîte, c’est toujours bien organisé. Il y a un dynamisme qui est appréciable. « Professionnalisme, rigueur et disponibilité » décrivent la vision de notre relation avec la commune. »
Et si cette jeunesse est venue se former chez nous (et découvrir nos Belgicismes !), elle n’a pas fait que prendre. Elle nous a aussi donnés, sous forme de cuisine (fars bretons et crêpes ne seront pas oubliés de sitôt !), de quiz sur la Bretagne ainsi que de cours de langue de la région.
Quelles différences entre leur République et notre Royaume ?
M. Couvreur le souligne : l’objectif d’Erasmus + est « de venir s’enrichir professionnellement de la culture d’un autre pays. Il y aura d’ailleurs un rapport de stage à rendre et qui devra cibler les similitudes comme les différences des systèmes belges et français ». À ce titre, les aides maternelles n’existant pas chez nous, cet aspect français n’a pas eu de mal à trouver ses adeptes en nos écoles.
« Je n’ai pas constaté tellement de différences dans l’éducation en comparant les établissements. Humainement par contre, les enfants sont plus tactiles chez vous, ils viennent plus facilement vers nous » dit Orlane, mettant en exergue les rapports affectifs plus distants en France. Autre différence : « On travaille beaucoup plus en Belgique qu’en France, sourient Coline et Méghan. Chez nous, la pause fait 1h30 à 2 heures. A Mouscron, c’est 30 minutes pour manger puis on repart… » Un constat que M. Couvreur entend chaque année avec ses collègues de la part des jeunes. « On ne peut pas le nier : le temps de travail en Belgique est supérieur à la France. C’est typiquement français de s’arrêter longuement le midi… » Lolita aussi l’a constaté sur son lieu de stage, aux Orchidées. « En France, on a une pause de 30 minutes, le matin. Ici, c’est 7h-14h non-stop… »
Les filles ont enfin constaté que la population en nos maisons de retraite était moins âgée, plus autonome et davantage présente lors des ateliers.
Voilà qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur nous-même…
Il nous semble utile de rappeler la différence entre Erasmus et Erasmus + qui, bien qu’ils s’adressent aux étudiants, sont deux programmes totalement différents. Imagé à sa manière par Cédric Klapisch via « L’auberge espagnole » notamment, Erasmus permet d’aller étudier à l’étranger. Erasmus + (encore appelé Leonardo, voici quelques années) est financé par l’Europe – « le séjour coûte 1 100€ par jeune mais chacun n’a payé que 140€ grâce à l’aide » – et permet à des étudiants d’effectuer un stage dans une structure au sein de l’Union européenne..